L'ex-Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) Abdelghani Hamel a exigé la présence de l'ancien Premier ministre Noureddine Bedoui à son procès. Selon les avocats de l'accusé, la présence de cet ancien chef du gouvernement est importante car le dossier n'est pas ordinaire.

Mercredi 3 juin, s'est poursuivi, pour le deuxième jour consécutif, le procès de l'ex-DGSN Abdelghani Hamel et de son fils Chafik au tribunal de Boumerdes.  L'ancien Premier ministre Noureddine Bedoui, appelé à témoigner dans cette affaire de détournement d'une assiette de terrain de 14 000 mètres carrés dans la wilaya de Tipaza, a refusé de se présenter.

L'ex-DGSN Abdelghani Hamel, principal accusé dans cette affaire, a justement insisté sur la présence de témoins clés, notamment cet ex-Premier ministre, pour dévoiler les dessous de ce dossier. La présence de Noureddine Bedoui "était importante" car "ce n’est pas un petit dossier, ni un dossier ordinaire", ont soutenu les avocats de la défense.

Hamel exige l'audition d'autres hauts responsables

Accusé de détournement de foncier, l'ancien patron de la police nationale, Abdelghani Hamel, a insisté sur la présence de Bedoui mais aussi d'autres anciens hauts responsables. Il a cité les Abdelmalek Sellal, Saïd Bouteflika, Amar Ghoul, Abdeslam Bouchouareb ainsi que trois ex-walis de Tipaza.

"Cette affaire était montée de toute pièce. C’est un règlement de compte et non un procès", a asséné Hamel. Ce dernier a également exigé la présence de l'ancien chef de la Gendarmerie nationale Ghali Belkcir. "S’il y a quelqu’un qui devrait comparaître dans cette affaire, c’est Ghali Belekcir", lance l'ex-DGSN à l'attention du juge.

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Pour rappel, en plus de Hamel, sept autres personnes sont poursuivies dans cette affaire de détournement d'un terrain de 14 000 m2. Il s'agit de son fils Chafik, l'ex-directeur des domaines de Tipaza, le directeur de l'industrie, le conservateur foncier, l'ex-chef de la Sûreté de la wilaya de Tipaza, un bénéficiaire d'une concession et, enfin, le directeur des domaines au ministère des Finances.

La justice retient plusieurs chefs d'accusation contre les inculpés, dont "détournement de terres agricoles", "dilapidation de fonds publics", "abus de fonction" et "trafic d'influence".

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