Le ministre conseiller à la Communication et porte-parole de la présidence de la République, Belaïd Mohand Oussaïd, a révélé, ce mardi 9 juin, que le consul du Maroc à Oran, auteur de déclarations dangereuses sur l'Algérie, était un officier du renseignement marocain.

Lors de sa conférence de presse animée ce mardi à El Mouradia (Alger), le porte-parole de la présidence algérienne a affirmé que c'étaient les autorités algériennes qui avaient demandé le départ de celui qui n’avait pas hésité à qualifier l'Algérie de « pays ennemi ».

«Oui, effectivement, nous avons officiellement demandé que ce diplomate quitte le territoire national car il a contrevenu aux règles de bienséance et aux usages et règles qui régissent la diplomatie», a confirmé Belaïd Mohand Oussaïd.

En outre, le responsable algérien a révélé que l'Algérie avait appris que « ce consul était un officier des services de renseignements marocains ». Et d'ajouter que le comportement de ce dernier n'était « pas surprenant ». Cependant, pour le responsable algérien, « l'Algérie ne veut pas entrer dans des campagnes médiatiques» et « veut élever le niveau et maintenir les relations entre les deux pays et les deux peuples frères ».

Notons que le départ du consul du Maroc à Oran, Aherdane Boutahar, qui avait quitté l’Algérie jeudi 4 juin à bord d'un vol spécial Algérie – Maroc de la Royal Air Maroc (RAM), avait suscité de nombreuses interrogations. Pour rappel, ce diplomate avait provoqué une vague d'indignation en Algérie et au Maroc après avoir qualifié l’Algérie de « pays ennemi » devant des ressortissants marocains.

Il y a de « bonnes relations » entre l'Algérie et la France, mais ...

Sur un autre volet, M. Belaïd Mohand Oussaïd a évoqué le dossier du conflit entre l'Algérie et la France. « Les relations entre l'Algérie et la France sont bonnes. Mais il y a des lobbies qui cherchent à perturber chaque pas constructif », estime-t-il.

Le conseiller de la présidence ajoute que « le président Abdelmadjid Tebboune entretient une relation respectable avec le président français, Emmanuel Macron ». Néanmoins, il dénonce l’existence « de lobbies français bien connus et ayant des intérêts liés aux partis présents dans la région, et portant la haine pour l'Algérie ». Selon lui, ces personnes-là « n'ont pas digéré l'indépendance de l'Algérie. Plus les relations apparaissaient à l'horizon, plus ces lobbies semblaient perturber toute démarche constructive ».