Le ministre de l’industrie et des mines Ferhat Aït Ali a indiqué que l'importation des véhicules neufs sera soumise à des règles draconiennes. Il a annoncé ce mercredi 10 juin dans une déclaration à la radio nationale chaîne III que cette opération sera soumise à un cahier des charges qui reste à définir ainsi qu'au respect de la règle 49/51.

Ainsi, l’importation de véhicules neufs n’aura pas lieu dans l’immédiat, malgré la promulgation de la loi de finances complémentaire qui autorise cette activité. Les concessionnaires automobiles seront soumis à un nouveau cahier des charges afin de pouvoir importer des véhicules, a tenu à rappeler le ministre de l'industrie et des mines. Il a souligné que les conditions d'importation seront à l'avenir « plus contraignantes en matière juridique et en matière de droits pour le consommateur algérien". L'Etat compte également enlever certaines contraintes qu'il estime farfelues comme, par exemple, les options obligatoires dans les véhicules, a ajouté le ministre.

L'importation soumise à la règle 49/51

Ferhat Aït Ali a aussi affirmé que « tout nouvel agrément devra se soumettre à la règle 49/51 s’appliquant à toute activité d’achat ou de vente en Algérie, et aucune marque étrangère ne pourra se prévaloir d’un registre de commerce pré-existant pour continuer à proposer ses propres produits chez nous”.

Le ministre de l'industrie a averti que les concessionnaires devront « s’adapter à la nouvelle mouture. Les textes juridiques et réglementaires sont quasiment prêts pour faire une véritable industrie (…). Les droits et taxes de l’Etat vont être récupérés intégralement ».

Par ailleurs, Ferhat Aït Ali s'est exprimé sur le montage automobile en Algérie. Il a indiqué que l’Etat aidera tous ceux qui « veulent faire de la transformation d’intrants et de composants, à condition d’atteindre les 30% d’intégration et d‘apporter une bonne partie des fonds qui serviront à l’investissement ».

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