L'une des figures du Hirak, l'avocat et défenseur des droits de l'Homme Mostefa Bouchachi s'est exprimé ce mercredi 17 juin sur le retour du Hirak. Il a appelé les Algériens à ne pas investir la rue dans l’immédiat, à cause de la pandémie du coronavirus. L'avocat a appelé au sens des responsabilités de tout un chacun et à éviter un retour précipité aux manifestations de rue.

Ainsi, l'avocat et défenseur des droits de l'Homme estime : « Notre révolution bénie a toujours été marquée par la conscience du peuple et son unité, donc je pense qu’il serait sage de reporter le retour du Hirak jusqu’à ce que les conditions sanitaires soient favorables ». Il explique que « se précipiter pour déterminer la date du retour des marches pourrait diviser nos rangs et nuire à notre mouvement pacifiste ».

Mostefa Bouchachi fait allusion aux appels de certains activistes et organisations qui ont appelé à réinvestir la rue dès le vendredi 19 juin et rappelle que « la Révolution du 22 février est notre patrimoine commun, et il est de notre devoir à tous de le préserver ». L'avocat qui estime que les risques existent toujours concernant la pandémie du coronavirus, affirme qu"'il est important de prendre en considération les avis des spécialistes de la santé avant d’appeler à reprendre les marches pacifiques.

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Le Hirak est une idée et l'idée ne meurt jamais

Mostefa Bouchachi répondra à ceux qui affirment que le mouvement populaire est mort. Il signale que « le Hirak est une idée, et l’idée ne meurt pas ».

Il faut rappeler que le mouvement de contestation a été suspendu à la mi-mars suite à l'annonce officielle d'une soixantaine de malades déclarés positifs au Covid-19. Cette situation sanitaire a poussé plusieurs activistes à appeler au gel des manifestations de rue jusqu'à ce que la pandémie soit vaincue.

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