Le président français, Emmanuel Macron, et la présidente du parti d'extrême droite, Rassemblement national, Marine Le Pen, évitent le débat sur les statistiques ethniques. La lancinante controverse sur les statistiques ethniques refait surface en France. Néanmoins, Emmanuel Macron et Marine Le Pen préfèrent ne pas s y risquer. Ils jugent que le débat tend vers une division certaine de la nation française.

Le Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron est « favorable à des actions concrètes en matière de lutte contre les discriminations, davantage qu’à un nouveau débat qui aura, selon lui, du mal à se traduire par des résultats rapides et visibles ». Par ailleurs, le président français a appelé à se montrer « intraitable face au racisme ». En effet, il a déclaré que « de nouvelles décisions fortes pour l’égalité des chances seront prises ».

Le débat sur les statistiques ethniques est survenu dans un contexte particulier, remis sur la table par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, sur fond de manifestations contre le racisme. La porte-parole s'est dit favorable au débat afin de mieux lutter contre la discrimination en exigeant la transparence. Selon elle, il s’agit de « regarder la réalité telle qu’elle est » et de ne surtout pas laisser « prospérer les fantasmes ».

À lire aussi :  Algérie : Le chef de l'État annonce une augmentation des salaires, des retraites et de la prime chômage

Marine Le Pen s’oppose aux statistiques ethniques

De son côté, la présidente du parti Rassemblement national s’oppose fermement aux statistiques ethniques. Marine Le Pen a soutenu que « les statistiques ethniques débouchent sur la division ». Ainsi, Marine Le Pen a décidé de s’opposer aux statistiques ethniques en France, quelques jours après que la porte-parole du gouvernement a expliqué que « le débat allait être rouvert ».

Marine Le Pen a affirmé que le débat sur les statistiques ethniques « débouche sur la division, le conflit, la violence ». Elle s’indigne en déclarant : « On va mettre en place à l‘américaine le calcul des genres en fonction de leur couleur ? Ça n’est pas ma vision. J’ai une vision profondément républicaine ». Selon l’ancienne eurodéputée, les statistiques ethniques « servent à préparer de la discrimination positive à l’américaine. Je veux la paix dans mon pays, la sérénité, l’unité ».

Marine Le Pen a soutenu suite à la proposition du ministre Julien Denormandie, de supprimer le mot « race » du préambule de la Constitution, que « c’est une vision en marche ». Cela dit, pour Marine Le Pen, la suppression du mot ne supprimera nullement le mal. La présidente du parti est revenue sur la banderole du groupuscule extrémiste Génération identitaire « pour les victimes du racisme anti-blanc » qui a été déployée à Paris le 13 juin lors de la manifestation « contre le racisme ». Pour elle, « il faut lutter contre tous les racismes ».