Tanina Cheriet, fille de la légende de la musique kabyle Idir, s’est exprimée, ce vendredi 19 juin, pour la première fois depuis le décès de son père. Dans la maison familiale située en banlieue parisienne, au cœur du grenier qui servait d’atelier de travail à son père, Tanina revient, lors d’une interview accordée à France 24, sur le décès et l’enterrement de son défunt père, mort d’une maladie pulmonaire en pleine crise du Covid-19. 

« On s’appelait tous les jours, on était proches. J’ai mal vécu la frustration de ne pas pouvoir venir le voir parce que j’ai attrapé le coronavirus », révèle la fille du regretté Idir. La mort du chanteur et poète de renommée mondiale est survenue alors que le coronavirus avait atteint son apogée en France. Son décès a bouleversé ses millions de fans, notamment au sein de la diaspora algérienne.

Tanina Cheriet évoque le souvenir de son père avec beaucoup d’émoi et de fierté. La jeune femme se plaît à rappeler que son défunt père était, certes, un Kabyle, mais aussi « un homme du monde ». La jeune femme revient aussi sur l'enterrement du chanteur. Elle affirme que « bien que mon père ait formulé le désir d’être enterré en Kabylie auprès de sa mère, son discours a changé au fil du temps ».

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Le chanteur kabyle désirait être inhumé en France

En effet, Tanina Cheriet a réitéré, dans l'interview qu'elle accordée au média français, que son père désirait être inhumé en France. Cependant, elle dit comprendre « tout à fait les personnes qui acceptent difficilement » le fait qu'Idir a été inhumé en France. Néanmoins, ajoute-t-elle, « j'espère que leurs cœurs s’apaiseront et qu’ils accepteront la décision de papa. Qu’il soit enterré en France, à Paris, à Alger ou à Rio. C’était un homme du monde, la Terre lui appartient ».

La fille du chanteur et poète kabyle rappelle que parmi « ses principes fondamentaux, des valeurs auxquelles nous tenons, son humanisme et son universalisme ». L’artiste kabyle a laissé derrière lui une œuvre qui lui confère l’immortalité. Ses chansons continueront de résonner au-delà de la Kabylie et de tout le pays.

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