Le tribunal de Chéraga à Alger a condamné, ce dimanche 21 juin, la militante algérienne Amira Bouraoui à un an de prison ferme. L’activiste a été arrêtée le mercredi 17 juin chez elle par des agents en civil et a été maintenue en garde à vue au niveau d’une brigade de la gendarmerie dépendant de la commune de Draria.

Présentée ce dimanche 21 juin devant le tribunal de Chéraga, à Alger, après quatre jours de garde à vue, Amira Bouraoui a été condamnée à une année de prison ferme. Les avocats de la gynécologue de 44 ans et mère de deux enfants de 12 et 16 ans ont décidé de faire appel.

Plus tôt dans la journée, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) avait indiqué que la militante était poursuivie pour « incitation à attroupement non-armé », « offense ou dénigrement du dogme ou des préceptes de l’islam », « offense au président de la République par une expression outrageante, injurieuse ou diffamatoire », « publication pouvant porter atteinte à l’unité nationale », « informations ou nouvelles fausses ou calomnieuses, susceptibles de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public », « incitation à la violation délibérée et manifeste d’une obligation de prudence ou de sécurité édictée par la loi ou le règlement, expose directement la vie d’autrui ou son intégrité physique à un danger ».

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La militante avait été arrêtée mercredi dernier par les éléments de la gendarmerie algérienne. Son arrestation a eu lieu moins d’une heure après celle de l’ex-secrétaire général de l’ONG Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), Hakim Addad. La co-fondatrice du mouvement Barakat, qui s’est illustrée par ses positions contre le quatrième mandat de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, n’en est pas à ses premiers ennuis avec les forces de sécurité. Elle a été embarquée plusieurs fois pour avoir manifesté contre le système.