La délégation permanente de l’Algérie auprès de l’Office des Nations unies à Genève a répondu aux accusations de détention arbitraire en violation du droit international des droits de l’Homme sur le cas de Karim Tabbou. Elle a donné une réponse écrite de treize pages expliquant l'emprisonnement du coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS) aux trois rapporteurs spéciaux du Haut commissariat des droits de l’Homme de l’ONU.

La délégation algérienne a nié avoir violé les lois algériennes en vigueur ou les normes internationales relatives aux droits de l’Homme dans le traitement du dossier judiciaire de Karim Tabbou. Elle affirme que Karim Tabbou a bénéficié de ses droits en tant que détenu et qu'il a droit à une prise en charge médicale, aux visites ainsi qu'à la rencontre de ses avocats.

La délégation algérienne nie également l'information selon laquelle le détenu a été placé en isolement. « S’agissant des allégations faisant état de son isolement en détention, nous attestons qu’il ne fait l’objet d’aucune mesure d’isolement. Ses avocats qui lui rendent visite matin et soir en est une preuve. L’isolement étant une mesure disciplinaire à l’égard des détenus qui ne se conforment pas aux règles de détention. Il s’agit d’une mesure prévue par la loi », déclare la délégation

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« Tabbou a eu droit à un procès équitable »

Par ailleurs, en ce qui concerne le procès de l'activiste politique, les représentants de l’Algérie à l'ONU affirment que ce dernier a bénéficié d'un procès équitable. Ils assurent que « les magistrats siégeant à cette chambre pénale ont estimé que le dossier (comme d’autres dossiers qui étaient enrôlés à la même audience) n’avait pas de raison de connaître de renvoi dans la mesure où le prévenu était présent, ses avocats également, sachant que ces derniers étaient en connaissance parfaite du dossier depuis son début ».

Il faut rappeler que plusieurs organisations politiques ainsi que de défense des droits de l'Homme ont dénoncé l’emprisonnement du leader de l'UDS. Plusieurs ONG ainsi et des avocats ont saisi le Haut commissariat des droits de l’Homme de l’ONU, afin de dénoncer "l'arrestation et la détention arbitraires en violation du droit international des droits de l’Homme" de Karim Tabbou.

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