Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nié, dans un entretien exclusif accordé ce samedi 4 juillet à France 24, avoir été en faveur du cinquième mandat de l'ancien président, Abdelaziz Bouteflika.

Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu’il n’avait pas été favorable à la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat de suite. Interrogé sur le jugement de l’ancien président déchu, Tebboune estime que c’est à la justice de faire son travail, laissant entendre qu’il n’est pas favorable à ce que Abdelaziz Bouteflika soit jugé.

Le chef de l’Etat algérien a indiqué sèchement qu’il n’avait jamais soutenu le projet d’un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. « J’ai trouvé ça aberrant, car lorsque je l’ai approché, il ne pouvait même pas parler ». Tebboune souligne qu’il n’a pas été consulté sur le sujet. « On m’a mis à l’écart en 2017. Le projet du 5e mandat c’était en 2018, et j’étais chez moi. Je n’ai jamais participé à ce projet », a assuré le président de la République.

Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé, par ailleurs, pour la première fois sur les procès pour corruption contre d'anciens ministres, responsables et hommes d’affaires en Algérie. « Je pense que la justice s’est prononcée », a-t-il indiqué.

Concernant le jugement du président déchu, Tebboune estime que « si la justice le demande, c’est son affaire, mais pour le moment, il n’en est pas question ». Selon lui, « les fait avérés ne sont pas politiques et ne tiennent pas à des ordres, mais c’est l’exécution des ordres qui compte ».

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Pour rappel, les deux anciens chefs du gouvernement sous Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que les autres anciens ministres poursuivis ont tous avoué que leurs actions étaient politiques et que tout ce qui avait été décidé avait été fait soit avec l’aval de l’ancien président, soit sous ses ordres.