Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a indiqué, dans un entretien exclusif accordé à France 24, ce samedi 4 juillet, que des relations apaisées entre l’Algérie et la France étaient possibles. Il estime qu’il faut "aller loin dans le règlement du problème de la mémoire" avec la France.

Abdelmadjid Tebboune croit que des relations apaisées entre l'Algérie et la France, "deux pays indépendants, deux pays souverains", sont possibles. Le président algérien estime que son homologue français, Emmanuel Macron, s’est montré "honnête" et "propre" par rapport au passé colonial.

Abdelmadjid Tebboune pense qu'"avec le président Macron", il y a une véritable possibilité d'"aller loin dans l’apaisement, dans le règlement du problème de la mémoire".

Par ailleurs, le président algérien a refusé de faire un parallèle entre les relations tumultueuses entre l’Algérie et le Maroc et les tensions récurrentes entre l’Algérie et la France. "Ce n’est pas du tout la même conjoncture. Entre la France et l’Algérie, depuis 1962, nous sommes en contact, en relation. Le contact n’a jamais été rompu. Parfois, on est passés à des relations d’un niveau supérieur, parfois, on a eu des froids. Mais avec nos frères marocains, nous n’avons aucune problème, c’est eux qui semblent avoir un problème avec nous », a-t-il déclaré.

Pour rappel, les deux chefs d’Etats avaient eu deux entretiens téléphoniques en juin dernier. Les deux hommes avaient mis fin à la crise diplomatique qui a suivi la diffusion, par des chaînes françaises, de documentaires sur le Hirak jugés « offensants » par Alger.

Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron coordonnaient leurs efforts notamment au sujet de la crise libyenne. L’Elysée avait mentionné que c’est" dans l’esprit d’amitié, de coopération et de respect mutuel de leur souveraineté qui anime les relations entre la France et l’Algérie, ils (Macron et Tebboune) ont notamment exprimé leur solidarité face à la pandémie de  Covid-19, fait le point sur la situation au Sahel et en Libye et affirmé leur volonté de travailler ensemble pour la stabilité et la sécurité dans la région".

Les deux hommes avaient également « convenu d’œuvrer à une relation sereine et à une relance ambitieuse de la coopération bilatérale dans tous les domaines ».