L'activiste algérien Amir Boukhors, connu sous le nom de "Amir DZ", a été arrêté ce lundi 6 juillet à Paris, en France. Un de ses avocats est sorti du silence pour expliquer les raisons exactes de l'interpellation de son client et donner quelques détails sur l'affaire.

L'avocat d'Amir DZ fait savoir que ce dernier a été interpellé à la suite d'une demande d'extradition émise par les autorités algériennes. « L’Algérie demande à la France d’extrader Amir Boukhors pour qu’il vienne exécuter ses peines en Algérie », a indiqué la défense du célèbre cyberactiviste algérien.

D'après le même avocat, il s'agit pour l'instant d'une procédure « classique ». Il explique, à cet effet, que « lorsqu'un Etat demande à un autre d'arrêter un de ses ressortissants, il y a ce qu'on appelle la  procédure d’extradition" ». Et d'ajouter que son client a été interpellé pour se faire « notifier des mandats d'arrêt ». À ce propos, il révèle que l'Algérie a délivré pas moins de « sept mandats d’arrêt internationaux » à l'encontre d'Amir DZ.

Amir DZ sera présenté devant le procureur général

Pour la suite des événements, l'avocat dit que son client « sera présenté demain (ndlr, mardi 7 juillet) devant le procureur général qui décidera de la suite à donner à ces demandes ». À l'issue de cette séance, Amir Boukhors saura s'il sera « mis sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire en attendant que la Cour d'appel se prononce sur son cas ».

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Par ailleurs, l'avocat estime que son client « va évidemment s'opposer à la demande d’extradition et on présentera au juge compétent les raisons qui nous poussent à penser qu'il ne faut pas l’extrader, car toutes ces condamnations ont des motifs politiques, et c'est ce qu'on fera valoir devant les juridictions françaises ».

Il convient de rappeler que la police française a appréhendé, ce lundi, l’activiste Amir DZ à Paris, avant de l'emmener au commissariat de Nanterre, dans la région parisienne, dans le cadre d’une procédure d’extradition vers l’Algérie.

Ce qui a eu pour effet de provoquer la colère de nombreux Algériens vivant en France qui n'ont pas hésité à se présenter devant ledit commissariat, pour exiger la libération immédiate de l'activiste.