Les trois activistes de Bejaïa Merzoug Touati,Yanis Adjlia et Amar Berri ont été libérés ce mercredi 8 juillet par le tribunal correctionnel de Bejaïa. Le verdict est tombé aujourd'hui après sa mise en délibéré, il y a une semaine. Les activistes ont écopé d'une amende de 100 000 dinars chacun.

Merzoug Touati,Yanis Adjlia et Amar Berri ont été reconnus coupables d’«outrage à corps constitué», selon un avocat membre du collectif de défense,  Me Boubaker Hamaïli. Tandis qu'ils ont été disculpés des accusations d’«incitation à attroupement armé, de distribution de tracts portant atteinte à l’unité nationale et d’avoir exposé au danger la santé d’autrui durant le confinement».

Les activistes ont été arrêtés lors de la marche avortée du vendredi 12 juin à Bejaïa, en Kabylie. Ils ont été placés sous mandat de dépôt après leur comparution directe devant le tribunal de la même ville. Leur procès est renvoyé au 17 juin avant qu'il ne soit ajourné de nouveau pour le 2 juillet.

Les accusations contres les activistes

Plusieurs chefs d’accusation ont été retenus contre les trois détenus. Ainsi, Merzoug Touati est poursuivi pour « incitation à attroupement, publication et distribution de publications pouvant porter atteinte à l’unité nationale et mise en danger de la vie d’autrui durant la période du confinement ».Yanis Adjlia, était accusé d’« incitation à attroupement non armé, publication pouvant porter atteinte à l’intérêt national et mise en danger de la vie d’autrui durant la période du confinement ».

Quant à Amar Berri, le tribunal a retenu à son encontre les griefs d’« atteinte à la personne du président de la République, outrage à corps constitué, incitation à attroupement non armé et mise en danger de la vie d’autrui durant la période du confinement ». Lors du procès, le procureur de la République avait requis, le 2 juillet dernier, «trois années de prison et 200 000 dinars d’amende contre chacun d’eux».

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