Envoyé spécial en Libye : L’Algérie accuse le Conseil de sécurité

Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, s'est exprimé ce samedi 11 juillet sur la non-nomination de Ramtane Lamamra au poste d'envoyé spécial en Libye. Le chef de la diplomatie algérienne a ouvertement accusé le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) d'être derrière cette décision. 

Fortement pressenti au printemps dernier au poste d'émissaire spécial du secrétaire général des Nations unies en Libye, en remplacement du Libanais Ghassan Salamé, le diplomate algérien Ramtane Lamamra n'a finalement pas pu prendre cette fonction. En cause : l'Algérien n'a pas fait l'unanimité parmi les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, qui est revenu sur cette affaire ce samedi, n'est pas allé par trente-six chemins pour accuser ce même Conseil de sécurité d'être derrière le blocage de la nomination de Lamamra.

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"C’est le conflit d’intérêts au Conseil de sécurité qui a empêché l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, de prendre ses fonctions d’émissaire spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye", a déclaré Sabri Boukdoum au forum du journal Echaâb.

Pour rappel, il ne restait que la validation du Conseil de sécurité pour que Lamamra, qui avait les faveurs des pronostics - étant soutenu par le SG de l'ONU, Antonio Guterres- accède à ce poste. Un poste stratégique laissé vacant depuis la démission de Ghassan Salamé, début mars.

"C’est le conflit d’intérêts qui a empêché Ramtane Lamamra de prendre ses fonctions"

"J'ai donné mon accord de principe, mais les consultations menées depuis lors par M. Guterres ne semblent pas aboutir à l'unanimité du Conseil de sécurité", avait, alors, expliqué Ramtane Lamamra. Boukadoum, lui, estime que la nomination de Lamamra a été bloquée par des pressions et des conflits d’intérêts au Conseil de sécurité des Nations unies.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que "le seul intérêt pour l’Algérie dans la question libyenne est d’œuvrer à résoudre la crise dans ce pays afin de préserver la stabilité de la Libye et celle de l’Algérie, en vertu des relations entre les deux peuples frères".

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