A quelques semaines de la fête musulmane de l’Aïd El Adha, les musulmans de France se préparent activement à l’accueillir dans ce contexte particulier de crise sanitaire. A cet effet, plusieurs autorités préfectorales ont, d'ores et déjà, annoncé des mesures restrictives visant à limiter le transport et la livraison de bovins, ovins et caprins.

La préfecture du Lyon, dans le sud de la France, qui abrite une importante communauté musulmane, notamment algérienne, a édicté un arrêté préfectoral qui comprend certaines mesures applicables du 10 juillet au 14 août. Selon le document en question, « le transport et la livraison sont interdits en dehors des abattoirs agréés et des lieux d’élevage régulièrement déclarés à l’établissement départemental d’élevage (EDE ».

La préfecture du Lyon ajoute que « le don ou la vente des animaux de ces espèces à d’autres personnes que des professionnels de l’élevage sont également interdits et la détention de ces animaux vivants par des personnes non déclarées comme éleveur à l’EDE est strictement interdite". L’arrêté préfectoral précise que « les abattages seront organisés en concertation avec la Grande Mosquée de Lyon, le Conseil Régional du Culte Musulman et les associations musulmanes ».

Pour rappel, le Conseil théologique musulman de France avait annoncé, la semaine dernière, la date du premier jour de Dhul-Hijjah 1441/2020, selon les calculs scientifiques. La célébration du sacrifice aura lieu, cette année, vendredi 31 juillet, d’après l’instance religieuse

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« Compte tenu des données scientifiques les plus précises, en ce qui concerne le mois de Dhul-Hijjah : La conjonction (nouvelle lune) aura lieu le 20 juillet 2020 à 17h33 GMT (19h33 heure de Paris) », a indiqué le CTMF dans un communiqué.

Il faut noter que dans le contexte actuel lié à la pandémie de Covid-19, plusieurs préfectures en France ont déjà pris des dispositions sanitaires particulières pour la célébration de l’Aïd El Adha. Les services de l’État, les municipalités concernées, les professionnels ainsi que les représentants du culte musulman se sont réunis dans l’objectif de faire un premier point de situation concernant les festivités de 2020, au regard du contexte sanitaire actuel.