Les avocats du général à la retraite, Ali Ghediri, ont annoncé que leur client a entamé, vendredi 10 juillet une grève de la faim. Ainsi, l'ex-candidat à la présidentielle annulée d'avril 2019 entend protester contre sa détention qui dure depuis 13 mois.

En effet, Ali Ghediri a demandé, dimanche 12 juillet, à ses avocats de venir le voir en prison. Lors de leur visite, le général à la retraite leur a remis une déclaration contenant une "annonce grave". L'ex-candidat à la présidentielle de 2019 estime que sa détention est "injuste" et voudrait protester contre cette situation. Par ailleurs, ses avocats ne l'ont pas convaincu d'introduire une demande de mise en liberté provisoire. "L’homme ne veut pas donner l’impression de quémander la justice" ont indiqué des proches de Ali Ghediri au quotidien Liberté.

Pourtant, ses avocats allaient introduire dimanche une troisième demande de mise en liberté provisoire. Après que la justice ait refusé les deux premières demandes. Ainsi, Ali Ghediri a arrêté de s'alimenter depuis vendredi. Selon ses avocats, le général à la retraite n'accepte pas l'accusation (atteinte au moral de l'armée) portée à son encontre. Rappelons que la justice a rejeté le 10 juin dernier la première accusation "d'espionnage à travers la transmission d'informations à des parties étrangères".

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Rappelons que les avocats du général à la retraite, Ali Ghediri, ont déclaré que leur client était “abattu”, et ce, malgré “son courage”. Ainsi, le général Ghediri “refuse catégoriquement” l’accusation, selon laquelle, il a porté “atteinte au moral des troupes”.

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