Suite à la multiplication des agressions contre les personnels médial et paramédical dans les différents hôpitaux en Algérie, la justice algérienne a décidé de durcir le ton en condamnant les auteurs de ces violences à de lourdes peines de prison.

Face au mauvais traitement auquel font face les employés des différentes structures sanitaires du pays, les autorités algériennes ont décidé de réagir. Les tribunaux n'hésitent plus à prononcer des peines de prison ferme à l'encontre des personnes accusées d'agression ou de mauvaise conduite dans les hôpitaux algériens.

Selon l'agence officielle de presse (APS), les procureurs généraux près les Cour de justice ont reçu des instructions de la part du ministère de la Justice afin de les sensibiliser à la gravité de ce phénomène, et de les appeler à y faire face avec la fermeté requise par la conjoncture sanitaire que traverse le pays.

Plusieurs agresseurs condamnés

Jeudi 16 juillet, le tribunal de Ziadia, à Constantine, a condamné un jeune âgé d'une trentaine d'années à trois ans de prison ferme. L’inculpé est poursuivi pour « agression d’un médecin en exercice » et « coups et blessures volontaires ». Les faits se sont déroulés au niveau du centre hospitalo-universitaire (CHU) de la même ville. Le prévenu a agressé avec un coup-de-poing un médecin lui causant une fracture au nez.

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Dans la même journée, le tribunal de Tissemsilt a également prononcé une peine de 18 mois de prison ferme et une amende de 50 000 DA à l’encontre d’un individu poursuivi pour « agression sur un médecin généraliste, menace de mort et cassage de l'écran d’un tableau d’affichage de l’hôpital » au niveau de l’établissement public de la même wilaya.

Une chanteuse algérienne condamnée à de la prison ferme

Pour sa part, le tribunal de la cité Djamel-Eddine d’Oran a condamné, mercredi 15 juillet, la chanteuse Siham Japonia à 18 mois de prison ferme. Celle-ci est accusée d'« insultes à des fonctionnaires en exercice », « outrage à corps constitué », « atteinte aux symboles de la révolution nationale » et « prise de photos et enregistrement sans autorisation et diffamation ».

Pour rappel, l'inculpée avait diffusé une vidéo dans l’enceinte de l'hôpital d’Oran. Elle avait fait le tour des services, en filmant la situation de l’hôpital et en proférant des insultes à l’adresse du personnel médical. Siham Japonia a, aussi, dénoncé l’absence de l’Etat et le manque d’intérêt pour les malades qui attendaient une prise en charge dans le service des urgences.

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