Faut-il annuler la célébration de l’Aïd El Adha cette année ? C’est la question que se posent de nombreux Algériens à quelques jours de cette grande fête religieuse. La résurgence du nombre de contaminations au Covid-19 fait craindre le pire aux autorités sanitaires. Alors que les médecins et les scientifiques plaident pour l’annulation du rituel du sacrifice, les instances religieuses, elles, insistent sur son maintien, mais dans le respect des règles sanitaires.

Annuler ou maintenir l’Aïd El Adha en Algérie ? Cette interrogation qui revient souvent dans les discussions quotidiennes est diversement appréciée. Pour la Commission ministérielle de la Fatwa, la crise du coronavirus et le risque d’une recrudescence de la pandémie ne devraient pas empêcher la célébration de l’Aïd.

L’instance religieuse annonce, toutefois, de nouvelles mesures sanitaires pour le bon déroulement du rituel du sacrifice du mouton dans ce contexte du coronavirus. La grande fête religieuse de l’Aïd El Adha 2020 ne sera pas annulée en Algérie. Néanmoins, elle devra se dérouler dans le strict respect des recommandations sanitaires.

De son côté, l’Association des Oulémas musulmans a tranché officiellement sur le sort de l’Aïd El Adha 2020 en Algérie. Les Oulémas estiment que le sacrifice du mouton ne peut être abandonné ou remplacé par l’aumône « la Sadaqah ».

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Un collectif de médecins appelle à annuler le sacrifice

Un collectif des professeurs en sciences médicales a appelé, samedi 18 juillet, les autorités à décréter l’« abstention pour tous » du sacrifice du mouton de l’Aïd El Adha, en raison de la pandémie de coronavirus.

Les médecins demandent aux « plus hautes autorités du pays de prendre toutes les mesures qu’impose la situation de crise sanitaire actuelle, en décrétant l’abstention, pour tous, de procéder au sacrifice du mouton » et « de faire de ces deux jours de l’Aïd El Adha, un grand moment de recueillement et de solidarité nationale », a affirmé le Pr Kamel Bouzid, chef du service d’oncologie au CMPC et membre du collectif.

Par ailleurs, des vétérinaires et des observateurs avertis ont estimé que la gestion des marchés de vente du bétail était une affaire impossible à suivre et à assurer, au regard de l’anarchie qui y règne. A cet effet, des voix se sont élevées, ces derniers jours, pour appeler à l’annulation de l’acte du sacrifice en cette période caractérisée par une hausse vertigineuse des cas de coronavirus. S'ajoute à cela le non-respect des mesures barrières par un bon nombre de citoyens.

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