Le directeur de la santé et de la population de Bejaïa, Dr Driss Khoudja El-Hadj, a tiré la sonnette d'alarme sur la situation sanitaire qui prévaut dans le secteur de la santé dans cette wilaya de Kabylie. Le responsable a notamment mis l'accent sur les grands sacrifices du corps médical qui travaille dans des conditions insoutenables, rapporte, ce jeudi 23 juillet, le média arabophone El Khabar.

Comme c'est le cas un peu partout en Algérie, Bejaïa fait face à une situation chaotique au sein de ses différentes structures sanitaires. Un constat confirmé par le premier responsable de ce secteur au niveau de la wilaya, en l'occurrence Dr Driss Khoudja El-Hadj.

Ce dernier a révélé que tous les hôpitaux publics de la wilaya avaient atteint un degré de saturation, particulièrement les services de réanimation, où, dit-il, il n'y a plus de place. Ce qui contraint les responsables des établissements hospitaliers à orienter les nouveaux patients vers l'auto-quarantaine à domicile, avec prises de chloroquine.

Le même responsable qualifie la situation sanitaire de dangereuse, notamment avec la négligence et l'indifférence de nombreux citoyens. Driss Khoudja El-Hadj a également mis l'accent sur le fléau des agressions et intimidations qu'endurent les blouses blanches, citant l'attaque d'un jeune médecin de l'hôpital de Targa Ouzemmour « pour des raisons insignifiantes ».

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La même source regrette que certains individus croient que la vie des leurs est plus importante que celle des autres. Et de rappeler, toujours avec regret, le décès du surveillant médical Djelloul Bouari, mort le 16 juillet dernier suite à sa contamination par le coronavirus.

Pour rappel, la wilaya de Bejaïa a recensé six cas confirmés lors de la journée de mercredi 22 juillet. Selon le bilan communiqué par les autorités sanitaires algériennes, cette wilaya de Kabylie dénombre un total de 601 contaminations depuis le début de la pandémie.

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