Habib El Malki, président de la Chambre des représentants du Maroc, s'est attaqué, vendredi 24 juillet, à ce qu'il avait appelé les « positions impulsives de l’Algérie vis-à-vis de nos causes nationales ». Dans un entretien accordé au quotidien arabophone local Goud, Habib El Malki a déclaré que les dirigeants algériens vivaient dans la confusion en raison « de circonstances particulières ».

Le président de la chambre basse du Parlement marocain considère que les responsables algériens sont en train de chercher un nouveau souffle pour continuer leurs attaques contre le Maroc. Il accuse l’Algérie de ne pas avoir répondu aux appels répétés du roi Mohammed VI, pour un dialogue entre les deux pays.

« Sa Majesté a pris des initiatives pour l’ouverture d’un dialogue avec l’Algérie voisine. Malheureusement, l’Algérie n’a pas répondu à tous les appels et les initiatives lancés par le royaume du Maroc », a déclaré Habib El Malki. Ce dernier prétend que « l’Algérie vit des circonstances particulières », assurant que « l’Histoire nous a enseignés que les causes justes finissent par vaincre ».

La sortie médiatique de Habib El Malki sur l’Algérie n’est pas fortuite. Elle intervient au lendemain des déclarations du ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, qui s’est exprimé sur les relations tendues entre l’Algérie et son voisin de l’Ouest, le Maroc. Le responsable algérien a notamment assuré que l’Algérie ne ferait aucun mal au Maroc et que le gouvernement algérien ne demandait que le respect de la part de la partie marocaine.

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L’Algérie veut calmer les esprits

Dans une déclaration accordée, jeudi, à la chaîne Russia Today, le chef de la diplomatie algérienne a assuré que l’Algérie ne nuirait pas à son voisin marocain. Interrogé sur les relations tendues entre les deux pays, Sabri Boukadoum était catégorique : « Vous n’entendrez pas de l’Algérie ou d’un responsable algérien des propos inappropriés ou déplacés à l’encontre du Maroc », a-t-il affirmé. Et d’enchaîner : « On ne va pas entrer dans les conflits de mots, d’insultes et de répliques. Vous n’allez pas entendre ça de notre part ».

Le ministre des affaires étrangères a voulu calmer les esprits : « Nous souhaitons le meilleur pour le Maroc et aucun mal ne viendra de l’Algérie. Nous ne demandons que le respect », a-t-il indiqué. Toutefois, le responsable algérien a souligné que « cela ne changera pas les positions internationales de l’Algérie, connues et acceptées par le monde, y compris le Maroc ». Allusion faite au dossier du Sahara occidental.

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