Désormais, les tricheurs aux examens du Bac et du BEM, y compris ceux de cette année, risquent des poursuites judiciaires. C'est ce qui ressort de la visioconférence entre le ministre de l'Education nationale, Mohamed Ouadjaout, et les directeurs de wilaya relevant de son secteur. La réunion, à laquelle ont également pris part les secrétaires généraux des différentes directions de wilaya, s'est tenue ce samedi 25 juillet. 

Les responsables algériennes durcissent le ton pour endiguer le phénomène de la tricherie qui a souvent émaillé les examens scolaires, ces dernières années en Algérie. En effet, le ministre de l'Education nationale a annoncé, samedi, que l'Etat ne se contenterait plus de simples mesures disciplinaires et sanctions administratives pour punir les tricheurs.

Dorénavant, tout candidat rendu coupable de copiage ou de toute autre forme de fraude lors des épreuves du Bac ou du BEM sera tout simplement traduit en justice. Il sera poursuivi pour "atteinte à l'intégrité des examens et des concours". L'acte de tricherie aux examens de fin d'année scolaire est désormais criminalisé, selon les dispositions introduites dernièrement au Code pénal.

Pour un "risque zéro contamination" au coronavirus

Lors de la même réunion, le ministre de l'Education nationale a incité les directeurs du secteur et les secrétaires généraux à sensibiliser les candidats sur ce point, pour éviter toute mauvaise surprise à l'avenir.

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Mohamed Ouadjaout a, par ailleurs, appelé les mêmes responsables à mettre le cap sur l'organisation des examens de fin d'année, reportés, pour rappel, au mois de septembre.

Les épreuves du Bac et du BEM de cette année seront particulières, dans la mesure où elles interviendront en pleine crise sanitaires liée au coronavirus. A ce propos, des protocoles sanitaires ont été mis à jour par le département de Oudjaout, pour assurer un "risque zéro contamination" aux candidats appelés à honorer leurs convocations.