Les côtes espagnoles connaissent, depuis quelques jours, l'arrivée d'un nombre record de migrants clandestins en provenance d'Algérie. Le sud de l'Espagne est carrément pris d'assaut par des centaines de harraga. Selon les médias espagnols, plus de 400 migrants, dont la majorité sont des Algériens, sont arrivés sur les côtes ibériques. En cette période de pandémie de Covid-19, les Espagnols ont exprimé leurs craintes quant à la propagation du virus par les migrants algériens.

Le phénomène de l'immigration clandestine reprend de plus belle en Algérie. Ce sont des centaines d’Algériens qui ont, en effet, renoué avec les traversées maritimes illégales, appelées communément harga en Algérie. Selon des médias espagnols, les autorités locales ont intercepté pas moins de 418 migrants clandestins dans la région de Murcie rien que pour la nuit de vendredi à samedi 25 juillet. Arrivés sur les côtes ibériques à bord de 31 bateaux, la plupart de ces migrants sont de nationalité algérienne.

« Que se passe-t-il en Algérie ? »

Le nombre record de harraga algériens arrivés en Espagne a surpris les autorités espagnoles. « Que se passe-t-il en Algérie ? », a titré le média local Eldiario un de ses articles traitant du nombre assez important de migrants algériens ayant débarqué dans ce pays. Ce qui surprend le plus, c'est le profil de certains de ces candidats à l'émigration.

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De nombreuses vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des groupes de jeunes Algériens accompagnés parfois de bébés, de femmes, d'enfants, de malades et même de personnes âgées qui n'hésitent visiblement pas à risquer leur vie afin de rejoindre l'autre côté de la Méditerranée.

Sur place, tous les migrants sont mis en quarantaine par crainte de contaminations au Covid-19. Des tests de dépistage effectués sur eux ont d'ailleurs révélé de nombreuses infections au sein de ces migrants. Ceux-ci sont mis en isolement dans des centres spécialisés. Néanmoins, les autorités locales craignent de ne pas pouvoir mettre tout le monde en quatorzaine, au vu du nombre effarant des migrants.

Oran, Mostaganem et Boumerdès, comme villes de départ

Il faut dire que les migrants profitent chaque année de la saison estivale, durant laquelle la mer est souvent calme. Leurs points de départ sont généralement les côtes d'Oran, de Mostaganem et de Boumerdès. Un véritable réseau pour migrants clandestins s'est, d'ailleurs, mis en place dans ces villes. Le voyage, qui dure environ 18 heures, coûte quelque 40 à 60 millions à chaque candidat à la harga.

Les personnes « chanceuses » qui vont arriver en Espagne sont placées dans des centres d'internement pour étrangers (CIE). Au bout de 60 jours de détention, les migrants sont soit expulsés vers leur pays d’origine, soit libérés en attendant de leur trouver une solution en Espagne.

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