Le procès de l'ex-chef de la DGSN, Abdelghani Hamel, prévu dimanche 26 juillet à la Cour d'Alger, n'a finalement pas eu lieu. Les avocats se sont opposés à son déroulement en l'absence de "conditions de procès équitables". Abdelghani Hamel ainsi que tous les prévenus ont déclaré qu'ils n'étaient pas prêts moralement à être jugés, en raison de la pandémie de coronavirus. 

Après un vif échange entre le juge et les avocats de la défense, le président de la chambre pénale a décidé de renvoyer le procès au 29 juillet. Ainsi, le procès de l'ex-DGSN, Abdelghani Hamel, son épouse, ses quatre enfants et d'anciens cadres l'Etat n'a pas eu lieu. Les avocats constitués dans cette affaire s'y sont opposés, clament son renvoi "en raison de la pandémie".

D'emblée, les avocats de la défense ont demandé que le procès soit ajourné. Ils ont prétexté l'absence des témoins de cette affaire et les conditions sanitaires. Le juge, voulant faire avancer le dossier, refuse dans un premier temps. Concernant l'absence des témoins, il a argué que la Cour avait en sa possession les procès-verbaux d'audition. Les avocats dénoncent un "acharnement à vouloir passer coûte que coûte cette affaire". Le juge réplique que le procès a été déjà ajourné à deux reprises et que cette affaire doit être jugée. Un des avocats a évoqué le risque sanitaire, soulignant que ses clients ne pouvaient pas répondre aux questions de la Cour "avec cette peur au ventre".

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La défense réclame la présence des témoins pour un "procès équitable"

La défense persiste et rappelle au juge que les prévenus risquent des peines allant jusqu'à 15 de prison. En outre, les avocats ont exigé la présence des témoins pour que les prévenus soient "équitablement jugés". Un des avocats demande au juge que le procès soit ajourné à la rentrée. "Peut-être que la situation sanitaire sera meilleure", souligne-t-il.

Le juge se tourne vers les détenus et demande, alors, à chacun s'il voulait le maintien du procès. Tous répondent par la négative. C'est ainsi que le juge lève l'audience pour délibérations. Après une trentaine de minutes, il revient et annonce que la Cour a décidé d'ajourner le procès au 29 juillet.

Rappelons que l'ex-patron de la DGSN, son épouse, ses enfants et d'anciens cadre de l'Etat sont poursuivis pour plusieurs chefs d'accusation, dont l'octroi d’indus avantages, l'abus de fonction, le trafic d’influence et incitation d’agent public pour l’octroi et l’obtention d’indus avantages.

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