Le journaliste et correspondant de la chaîne de télévision France 24 en Algérie, Moncef Aït Kaci, placé en détention provisoire, mardi 28 juillet, a été libéré ce mercredi 29 juillet, a-t-on appris de sources concordantes. Le journaliste a été arrêté en compagnie du cameraman, Ramdane Rahmouni. Ils ont été présentés devant le procureur du tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger.

Moncef Aït Kaci ainsi que le cameraman Ramdane Rahmouni ont été placés en détention provisoire par le procureur de la République. L'avocat du journaliste n'a pas donné de détails sur les chefs d'accusation retenues contre son client. Il s'agirait, selon certaines sources, de problèmes d’accréditation pour son activité en tant que correspondant de la chaîne française France 24 en Algérie .

Cependant, il faut signaler que le journaliste n'est pas à sa première arrestation. Il a affirmé dans une lettre prémonitoire publiée peu de temps avant son arrestation qu’il avait été convoqué à deux reprises par la Gendarmerie nationale. Moncef Aït Kaci a révélé : “Ma première convocation par téléphone était le 28 novembre 2019. J’ai ensuite voyagé à Paris et j’y suis retourné après le vote (le 21 décembre 2019). Je ne voulais pas et ne pouvais pas couvrir les élections présidentielles à Alger, en sachant que je n’étais pas accrédité à cette période pour le faire. J’ai donc respecté cette décision indirectement signifiée”.

Le journaliste frappé d'une ISTN

Le journaliste a aussi affirmé qu'il était également frappé d’une ISTN : “Je ne savais même pas que durant la première convocation, ils m’avaient mis sous ISTN (interdiction de quitter le territoire national), la gendarmerie ne me l’avait pas annoncé de manière officielle, ni le procureur, je l’ai découvert en m’apprêtant à voyager le 26 février 2020”.

Moncef Aït Kaci a ainsi donné des détails sur cette arrestation avant qu'elle n'ait lieu. Il a déclaré : "J’écris ce message très rapidement, je l’ai rédigé quand j’ai appris ce samedi 18 juillet que je devais me présenter à la Gendarmerie pour récupérer ma convocation et passer chez le procureur dans le cadre de la clôture de l’enquête qui, je le rappelle, a un lien avec ma fonction de correspondant de France 24, et les prestataires techniques, mais pas avec mes écrits ni mes correspondances éditoriales”.

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