Le chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune a effectué jeudi 6 août 2020 un vaste mouvement dans le corps de la justice. Le mouvement a touché des présidents et procureurs généraux près les cours de justice. Le président a mis fin aux fonctions de certains magistrats alors que d'autres ont été mutés. Des nouvelles nominations ont été également opérées. 

Ce mouvement a été effectué par Abdelmadjid Tebboune "en vue de donner un nouveau souffle à l’action judiciaire, améliorer le service public de Justice, et la reconsidération des fonctions qualitatives dans le corps de la justice", explique la présidence de la République dans un communiqué. La même source indique en outre que "plusieurs normes ont été prises en ligne de compte dans ce mouvement".

Selon le même communiqué, le mouvement dans le corps des présidents de cours de justice, a porté sur la nomination de 17 présidents. Ces derniers seront appelés à remplacer les 17 présidents de cours de justice auxquels ont été signifiées leurs fins de mission, en vertu de ce même mouvement. Toujours concernant le même corps, 18 présidents de cours ont été mutés, indique la même source.

Des nominations, des transferts et des fins de fonction au menu

Pour les procureurs généraux, le communiqué fait état de la nomination de 18 procureurs généraux et la mutation de 17 autres. Des fins de fonction ont été également signifiées à 19 procureurs généraux. La présidence de la République indique en outre qu'il a été également mis fin aux fonctions de Mohamed Taleb en sa qualité de commissaire d’état près le tribunal administratif de Ghardaïa. Il est appelé à occuper une autre fonction.
Notons que dans le même cadre relatif à "l'amélioration du service public de Justice", il a été procédé le 28 juillet au lancement d'une plateforme numérique appelée "parquet électronique". Cette nouvelle application consiste à accueillir les plaintes des citoyens via le site du ministère de la Justice. Les requêtes sont automatiquement transférées au représentant du parquet (le procureur de la République au niveau du tribunal ou le procureur général au niveau de la Cour) qui prendra les mesures appropriées et donnera suite à cet égard. C'est ce qu' a expliqué le directeur général de la modernisation de la justice, Kamel Bernou, lors de la présentation de la dite plateforme.