La décision prise récemment par l’Union Européenne, de retirer l’Algérie et ensuite le Maroc de la liste des pays sûrs a fait réagir en France. Le député des Français de l’étranger M’jid El Guerrab a vivement critiqué cette mesure estimant que « le Maroc, l’Algérie et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest gèrent bien mieux la situation sanitaire que nombre de pays européens ! » a-t-il indiqué dans un tweet posté samedi 8 août,  sur son compte officiel.

M’jid El Guerrab revendique la réintégration de l’Algérie, du Royaume du Maroc ainsi que tous les pays du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest dans la liste verte lors de la prochaine révision et plaide pour que les autres pays africains bénéficient du même sort.

Le député français d’origine maghrébine estime que la décision de retirer l’Algérie et le Maroc de la liste des pays dont les ressortissants sont autorisés à voyager en Europe,  est injustifiée. Il s’interroge sur les éléments pris en compte par les membres du Conseil de l’Union européenne – seule autorité décisionnaire – et sur leur pertinence scientifique.

Selon lui, « ces restrictions imposées par l’Union européenne conduisent à des situations dramatiques pour certains de nos compatriotes empêchés de rentrer dans leur pays. Elles entraînent par ailleurs des conséquences alarmantes sur l’économie de ces Etats pour lesquels le secteur du tourisme est parfois vital ».

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Pour rappel, le Conseil de l’Union européenne (UE) a annoncé dans un communiqué rendu public, vendredi 7 août, la décision de retirer le Maroc de la liste des pays « sûrs ». Cette décision est intervenue une semaine après que l’Algérie ait été retirée de cette liste.

Le 30 juillet, l’Union européenne a officiellement annoncé l’exclusion de l’Algérie des pays dont les ressortissants étaient autorisés à entrer sur l’espace Schengen. Le Conseil de l’Union européenne a motivé sa décision par la propagation alarmante de la pandémie de coronavirus en Algérie et au Maroc. Depuis la mise en place de la liste des pays « sûrs » dont les ressortissants peuvent avoir accès à l’espace Schengen, la liste ne cesse d’être revue à la baisse.