L'ex-ministre de la communication Abdelaziz Rahabi a dénoncé les atteintes aux libertés en Algérie. Abdelaziz Rahabi a affirmé dans une publication sur son compte Facebook ce mardi 11 août que la condamnation d'activistes politiques est une pratique d'un autre âge et d'un autre monde.

L'ancien ministre affirme que "la privation des activistes politiques de leur liberté et les personnes actives dans la société civile est une pratique venue d'un autre âge et d'un autre monde". Il ajoute que "ces pratiques ne sont pas acceptables pour trouver une sortie consensuelle et pacifique à la crise multidimensionnelle que traverse l’Algérie".

Abdelaziz Rahabi indique que "la politique de mettre les citoyens en prison avant même que sa culpabilité ne soit prouvé, ne sert et ne servira aucune cause. Surtout quand ce citoyen ne représente aucun danger pour l'ordre et la sécurité et que ce dernier présente des garanties juridiques". Il affirme que ces pratiques ne feront pas de l’Algérie "un pays plus fort ni plus juste".

L'ancien ministre souligne que "la justice n'a pas pour objectif de museler les libertés individuelles et collectives. Au contraire, la justice doit protéger ces libertés contre les pressions du pouvoir exécutif ainsi que des interventions d'autres groupes de pression". "Des groupes de pression qui ont un grand pouvoir ces dernières années" écrit-il.

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Rahabi affirme également que la justice algérienne ne s'est pas libérée du poids de l'ancien système pour devenir une justice indépendante". Il conclut que "la justice doit jouer un grand rôle dans cette conjoncture. Elle a une responsabilité historique dans la transition vers un système démocratique revendiqué par les Algériens avec intransigeance et abnégation".

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