Algérie : L'ONM rejette la vision française sur l'écriture de l'histoire

Le secrétaire général par intérim de l'Organisation nationale des Moudjahidine (ONM) Mohand Ouamar Benelhadj rejette la vision française sur l'écriture de l'histoire. Il a affirmé, lundi 10 août, que les bourreaux et les victimes ne peuvent pas écrire l'histoire ensemble.

Intervenant sur la dernière initiative prise par Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune d’installer une commission commune pour faire le travail de mémoire entre l’Algérie et la France, Mohand Ouamar Benelhadj a indiqué qu'il n'était pas raisonnable "de rassembler les bourreaux et les victimes sur la même table ne serait-ce que pour écrire une seule phrase".

Le secrétaire général de l'OMN précise également que "l'histoire ne s’écrit pas entre les colonisateurs et le pays colonisé". Il estime que "si la France veut vraiment trouver une solution au problème de mémoire, elle n'a qu'a rendre les archives à l’Algérie sans conditions". En faisant référence aux Algériens, Mohand Ouamar Benelhadj conclut : "C'est nous qui avons subi les crimes de la colonisation, c'est à nous d'écrire notre histoire. Nous avons gagné cette guerre de libération, celui qui gagne la guerre, c'est à lui d’écrire l'histoire".

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Mohand Ouamar Benelhadj conforte la position de Abdelmadjid Chikhi

Mohand Ouamar Benelhadj rejoint ainsi les déclarations de Abdelmadjid Chikhi, conseiller chargé des archives et de la mémoire auprès de la présidence algérienne. Ce dernier a affirmé que l’écriture commune d’une histoire entre l’Algérie et la France n'était « ni souhaitable, ni possible ». Le conseiller de Abdelmadjid Tebboune a expliqué que la partie algérienne attendait "de savoir les intentions françaises suite à la désignation de Benjamin Stora pour travailler sur le dossier de la mémoire avec l’Algérie".

Par ailleurs, en ce qui concerne les archives de la guerre d’Algérie, Abdelmadjid Chikhi a révélé que la demande de l’Algérie était « en cours de traitement, en coordination entre plusieurs services de l’Etat afin de rapprocher les vues ».

Lire aussi : L’écriture commune de l’histoire entre l’Algérie et la France “n’est ni souhaitable, ni possible”


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