Le général-major à la retraite Kamel Abderrahmane a interpellé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour faire la lumière sur les accusations portées contre lui par l'ex-DGSN, Abdelghani Hamel. Ce dernier a parlé, lors de son procès, de l'existence de relations entre le général et l'ex-baron de la drogue Ahmed Zendjabil, décédé en 2012.

Dans une lettre ouverte publiée par le quotidien El Watan, Kamel Abderrahmane interpelle le chef de l'Etat en sa qualité de premier magistrat du pays. Ainsi, le général-major à la retraite sollicite Abdelmadjid Tebboune pour faire la lumière sur ce qu'il a qualifié de « scabreuse cabale » dirigée à contre lui. Il rappelle au président de la République sa promesse de réhabiliter « toute personne ayant été injustement condamnée ou diffamée ».

L'ancien haut gradé de l'ANP souhaite que le chef de l'Etat « ouvre une enquête pour élucider cette affaire ». Il confie, dans la foulée, qu'il ne peut rester de marbre devant ce qu'il a qualifié de diffamations qui portent atteinte à la quiétude de sa famille. Ainsi, la vérité, écrit Kamel Abderrahmane, sortira d'un procès qu'il a l'intention d'intenter contre l'ex-patron de la police.

Rappelons que lors de son procès qui s'est déroulé le 3 août, Abdelghani Hamel avait fait des déclarations surprenantes. L'ex-chef de la DGSN avait affirmé que plusieurs officiers de la gendarmerie et de l'armée, dont Kamel Abderrahmane, entretenaient des relations avec l'ex-baron de la drogue Ahmed Zendjabil. Selon l'ancien patron de la Sûreté, ces officiers ont décidé de se venger de lui après qu'il a dressé un rapport accablant sur leurs liens.

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