L’ambassadeur d'Algérie en France, Salah Lebdioui, est revenu sur de nombreux sujets d'actualité, notamment les relations franco-algériennes. Le représentant algérien à Paris a également évoqué la situation des sans-papiers algériens en France ainsi que le rapatriement des Algériens bloqués dans ce pays.

Dans un entretien accordé, jeudi 13 août, au quotidien francophone Liberté, l’ambassadeur d'Algérie à Paris a estimé que « les relations algéro-françaises sont très bonnes ». Il ajoute que « la période de crispation qu’elles ont connue dernièrement a, très vite, été dissipée à la faveur de l’excellente relation entre les présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron ».

Le diplomate algérien est également revenu sur l'opération de rapatriement des ressortissants algériens bloqués en France qui se poursuit toujours. Lebdioui a indiqué que « le nombre de personnes inscrites est évolutif puisque nos différents services continuent à recevoir des courriels et des appels téléphoniques de citoyens algériens désirant être rapatriés. Mais ce qui est sûr, c’est que la majorité a déjà été rapatriée ». À ce propos, il a fait savoir que l'opération avait déjà permis « le rapatriement, au total, d’environ 6 100 Algériens, et ce, en étroite collaboration avec Air Algérie ». Il souligne cependant que toutes « les demandes restantes seront examinées pour permettre la programmation, prochainement, de nouveaux vols ».

La diaspora algérienne est « active et réactive »

Interrogé sur le rôle de la communauté algérienne dans l'hexagone, l’ambassadeur d'Algérie en France a confié que « la diaspora algérienne est à la fois active et réactive. Elle comprend une élite qui intervient dans différents secteurs, aussi bien en Algérie qu’en France. » Il estime néanmoins que l'apport de la diaspora à l'Algérie « est dans l’ensemble appréciable, même s’il est appelé à être renforcé, notamment dans le domaine universitaire, médical, l’entrepreneuriat, les start-up, etc. ».

Concernant la question des sans-papiers algériens en France et des retours volontaires vers le pays, Salah Lebdioui a indiqué que les représentations consulaires algériennes avaient, depuis janvier 2020, réduit « au strict minimum » la délivrance de laissez-passer consulaires (LPC) à cause de la propagation de la pandémie de Covid-19. Toutefois, selon le diplomate, « le problème du document de voyage ne se pose pas pour les éventuels ressortissants algériens concernés par la réadmission dès lors que l'identité et la nationalité, vérifiées par nos services consulaires lors de l'audition ou sur la base de documents probants comme le prévoient les dispositions de l'accord de réadmission de 1994, sont établies ».