La Kabylie a renoué, ce samedi 15 août, avec les mouvements de protestation. Deux actions de rue ont été respectivement enregistrées à Kherrata, dans la wilaya de Bejaïa, et au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Lors des deux protestations, les manifestants ont exprimé leur soutien au journaliste emprisonné Khaled Drareni. A Kherrata, ils ont également repris les slogans chers au Hirak

Le 15 août coïncide avec l'entrée en vigueur des nouvelles mesures d'assouplissement du dispositif de prévention contre le coronavirus en Algérie, où les mosquées et les plages sont désormais autorisées à rouvrir. En Kabylie, c'est aussi l'occasion pour renouer avec le Hirak.

Dans la localité de Kherrata, relevant de la wilaya de Bejaïa, des centaines de citoyens ont battu le pavé. "Libérez Drareni !", "Drareni, journaliste libre, "libérez les otages !" et "Etat civil, non militaire" étaient autant de slogans scandés en chœur par les manifestants, qui ont sillonné les différentes artères de la ville. "Système, dégage !", peut-on également lire sur les pancartes brandies à l'occasion.

Marche à Kherrata et rassemblement à Tizi Ouzou

A Tizi Ouzou, c'est un rassemblement de soutien au journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme, qui a été organisé. Il a été observé sur la place de l'ancienne mairie du centre-ville. A l'appel d'un collectif de journalistes locaux, plusieurs personnes étaient au rendrez-vous. En plus des journalistes de la wilaya de Tizi Ouzou, des avocats du collectif de défense des détenus, des activistes et d'autres citoyens ont répondu présent.

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La police interrompt la manifestation de Tizi Ouzou

Sous les cris : "libérez Khaled Drareni !", "le journalisme n'est pas un crime" ou encore "le journalisme est un exercice, non pas une carte", les protestataires ont vivement dénoncé la condamnation du journaliste et exigé sa libération immédiate.

Cependant, la manifestation n'a duré qu'une dizaine de minutes, car la police a invité les protestataires à se disperser. "Nous avons dû obtempérer pour éviter d'éventuels affrontements", a déclaré à Observ'Algérie un des manifestants.