Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a réagi, ce samedi 15 août, au discours du chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, prononcé mercredi lors de la rencontre gouvernement-walis. A l'occasion, le RCD a dénoncé la poursuite des arrestations et a réitéré son appel à une période de transition.  

Dans un communiqué publié sur la page Facebook de son président, Mohcine Belabbas, le parti de l'opposition a réagi au discours du chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune. Le RCD insiste sur la nécessité, pour le pays, de passer par « une période de transition ». Il explique que seule cette option permettra au peuple de « tourner la page de l’autoritarisme et prendre le chemin du progrès ». Depuis la révolte populaire, née un 22 février, le parti appelle à une période de transition, qui, selon lui, est l'unique sortie de la crise politique en Algérie.

Pour le RCD, « la façade civile » du pouvoir consiste uniquement à protéger le régime contre la volonté du peuple. Le parti estime, à cet égard, que cette politique risque de mener le pays « vers l’irrémédiable ». C'est pourquoi, il est important, indique le communiqué du RCD, de poursuivre la révolte du 22 février sous toutes les formes de protestations pacifiques.

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A l'occasion, le parti a encore affiché son pessimiste quant au projet de la nouvelle Constitution par le biais de laquelle le gouvernement promet une nouvelle ère. Le RCD remet en doute cette promesse politique en rappelant que la Constitution actuelle « est (déjà) piétinée tous les jours notamment dans les tribunaux ».

Le RCD dénonce les condamnations et la poursuite des arrestations

Dans son communiqué, le RCD dénonce le maintien en prison et la poursuite des arrestations des citoyens, qui ont exercé leur droit constitutionnel à la liberté d'expression. Le parti déplore, particulièrement, la condamnation du journaliste Khaled Drareni et se demande comment une couverture des activités du Hirak pourrait porter atteinte à l'unité territoriale du pays.

Ainsi, cette situation, estime le RCD, ne fera qu'aggraver la crise de légitimité des institutions de l'Etat. C'est pourquoi, indique le communiqué, il est inutile « de se défausser, à répétition, sur des complots internes et externes pour justifier l’échec et la chasse aux sorcières contre les journalistes, les activistes du Hirak... ».

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