La justice algérienne a prononcé une lourde peine de prison à l'encontre du journaliste Abdelkrim Zeghileche. Le verdict est tombé ce lundi 24 août. Le journaliste a été condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA par le tribunal de Constantine, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Ainsi, le journaliste et militant de « Perspective algérienne » rejoint Khaled Drareni, un autre journaliste lourdement condamné. Abdelkrim Zeghileche est accusé d'« atteinte à la personne du président de la République » et « publications Facebook pouvant porter atteinte à l'unité nationale ». Il a été placé sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du tribunal de Ziadia et se trouve à la prison de Koudia depuis le 23 juin. Le procès du journaliste a été programmé une première fois le 10 août et renvoyé pour le 17 août, au tribunal de Ziadia.

Pendant le procès, le procureur avait requis trois ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA à l'encontre du journaliste et fondateur de la web-radio Sarbacane, Abdelkrim Zeghileche.

Pour rappel, Abdelkrim Zeghileche a déjà été poursuivi pour « diffusion radiophonique via un moyen électronique sans agrément ». Il a été condamné le 21 janvier dernier à six mois de prison ferme et une amende de 100 000 DA dans l’affaire de sa web-radio Sarbacane.

Abdelkrim Zeghileche rejoint ainsi le journaliste Khaled Drareni dans la liste des journaliste condamnés en Algérie. Une condamnation qui n'augure rien de bon pour la presse algérienne qui subit toutes formes de pressions et de censures. En effet, la presse algérienne vit une période difficile. Peut-être la plus dure depuis l’avènement de la liberté d’expression et l’ouverture démocratique dans le pays.

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