Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a fait des révélations pour le moins inédites concernant Chakib Khelil. Invité, dimanche 30 août, à l'émission LSA direct du quotidien Le Soir d'Algérie, Attar a affirmé que l'ancien ministre de l'Energie, actuellement en fuite à l'étranger, l'avait sanctionné en 2001 pour avoir critiqué sa gestion du secteur. 

"En 2001, j'avais fait un article dans le journal l'Expression, si je me rappelle bien, où j'ai critiqué énormément le projet de loi (la loi sur les hydrocarbures, NDLR) dans ses grandes idées. J'ai été sanctionné. A l'époque, j'étais détaché et j'avais encore le salaire de la Sonatrach. On m'a enlevé ma prime. C'était Chakib Khelil qui m'avait sanctionné parce que j'écrivais des choses qui ne concordaient pas avec ce qu'il voulait faire", a-t-il raconté. Et d'assurer : "J'ai encore la copie de la sanction."

"Le projet de loi sur les hydrocarbures de 2005, c'était la livraison des ressources du pays"

Le ministre de l'Energie a rappelé que ladite loi est sortie en 2005. "Et heureusement, il faut le dire, le président de la République de l'époque, auquel on a dû tirer les oreilles (...), l'a modifiée en 2006". Pour Abdelmadjid Attar, ce projet de loi sur les hydrocarbures, "c'était pratiquement la livraison des ressources du pays à n'importe qui".

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Questionné, en outre, au sujet du procès de Chakib Khelil, le ministre de l'Energie a préféré garder le silence pour "ne pas gêner la justice". "L'affaire est en justice. Je ne dois pas me mêler, c'est difficile parce que je risque de dire des choses qui gêneront la justice", a-t-il souligné. Il assure, cependant, qu'il est d'accord sur le principe que Khelil doit être présent physiquement devant la justice algérienne pour répondre de sa gestion de la Sonatrach et du secteur de l'énergie, de manière générale. "Cela va de la crédibilité de l'Etat", a-t-il appuyé.

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