Le nom de l'ancien patron du DRS, Bachir Tartag, est revenu souvent lors du procès du député Baha Eddine Tliba, ouvert le 2 septembre à Alger. Les avocats de Baha Eddine Tliba ont demandé à la Cour d'auditionner Bachir Tartag en tant que témoin dans cette affaire.

Les avocats de l'ancien député FLN de Annaba ont déclaré que ce dernier « pleure et souffre du fait qu’il soit mis en prison alors qu’il n’a fait que dénoncer des faits qui relèvent du pénal. Il aurait mieux fait de se taire. De dénonciateur de corruption, il devient inculpé pour corruption », soutiennent-ils. Ils ont affirmé que leur client "s’est plaint au responsable de la Sécurité intérieure (Bachir Tartag, NDLR). Il a collaboré avec lui et Oussama, un des officiers de Antar, pour mener l’enquête. Le juge d’instruction a vérifié ses propos".

Pourquoi Tartag n'a pas été convoqué ?

Les avocat se sont demandé pourquoi Bachir Tartag et Oussama n’ont pas été entendus comme témoins. Ils affirment que « deux jours après l’arrestation des deux frères Ould Abbès, Tliba a reçu un avertissement verbal, puis a été traduit quelques jours après devant la commission de discipline du FLN. Les raisons n’ont aucun lien avec le 5e mandat. Djamel Ould Abbes en personne vous a dit que deux jours après leur incarcération, il a su que Tliba était derrière l’affaire ». Accusant ainsi, indirectement, Bachir Tartag d'être de mèche avec Djamel Ould Abbes

Les avocats du député ont demandé la présence de l'ancien patron du DRS, Bachir Tartag. Ils ont donné l'exemple de Saïd Bouteflika, convoqué pour témoigner lors du procès du financement occulte de la campagne électorale pour le cinquième mandat de son frère, Abdelaziz Bouteflika. Ils ont indiqué que le témoignage de Bachir Tartag était la clé du procès. Pour les avocats de Tliba, leur client n'a fait que son devoir en alertant le directeur du Département du renseignement et de la sécurité sur la vente des sièges des têtes de liste du FLN.

Il faut rappeler que le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, à l’issue des auditions, 10 ans de prison et 8 millions de dinars d’amende à l’encontre de l’ancien parlementaire Baha Eddine Tliba et de Omar Skandar Ould Abbes, fils de l’ancien ministre de la Santé Djamel Ould Abbes.

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