Le gouvernement français a annoncé, dimanche 6 septembre, qu'il souhaitait accélérer la procédure de naturalisation pour les étrangers se trouvant sur le sol français. Cependant, cette procédure ne concernera que certaines personnes étrangères : celles qui étaient en première ligne pendant le confinement.

Dans un entretien accordé au média français Le Parisien, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a indiqué que le gouvernement français comptait accélérer la procédure d'obtention de la nationalité française pour certaines catégories de ressortissants étrangers.

« Nous voulons accélérer la naturalisation des personnes de nationalité étrangère en première ligne lors du confinement qui ont entamé le parcours pour devenir français », déclare-t-elle dans cet entretien conjoint avec le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Ainsi, la même responsable a fait savoir que les personnes concernées par cet avantage étaient « les éboueurs, caissiers, infirmiers, médecins... ». Contactée par Le Figaro, Marlène Schiappa ajoute que « les agents de sécurité, les assistantes maternelles, les nounous qui ont gardé les enfants des soignants ou encore les personnels de nettoyage des hôpitaux » vont également bénéficier de la procédure. En somme, la ministre dit qu'il « s'agit de gens qu'on a applaudi pendant la crise sanitaire et il faut que ce soit des gens au comportement exemplaire ».

Près de 5 000 médecins diplômés en Algérie attendent leur régularisation

Par ailleurs, Marlène Schiappa a souligné que le gouvernement allait également « établir un vade-mecum de la naturalisation à destination des préfectures ». Elle ajoute qu'il est, pour l'heure, difficile de savoir le nombre des personnes concernées par ces naturalisations accélérées.

Il faut dire que cette procédure profitera à de nombreux étrangers qui se trouvent en France, dont les Algériens. Ces derniers sont nombreux à exercer sur le sol français et attendent toujours la régularisation de leur situation qui tarde à venir. Rien que pour le secteur médical, le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) a révélé qu'environ 5 000 médecins des universités algériennes exerçaient en France.

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