Les universités françaises s’apprêtent à rouvrir leurs portes dans les prochains jours. Mais en raison de la crise sanitaire du coronavirus et de la fermeture des frontières, la plupart des étudiants internationaux, dont les Algériens, ont du mal à entrer en France. Les établissements de l'enseignement supérieur s'adaptent avec une arrivée autorisée jusqu'en octobre et avec l'enseignement à distance.

Les universités françaises s'attendent à ce qu'au moins 20% des étudiants étrangers, dont les Algériens, aient des difficultés à venir en France cette année. À cause du coronavirus et de la fermeture des frontières, la plupart des étudiants internationaux ne pourront pas être là à temps pour la rentrée.

Pour Christine Fernandez, vice-présidente chargée de l'international à la faculté de Poitiers, « il y a quand même, malgré la bonne volonté de toutes nos ambassades, des difficultés à délivrer des visas. Il y a les vols qui sont beaucoup moins nombreux. On a aussi des annulations d’étudiants qui craignent de venir en France parce qu’ils ont peur d’une seconde vague et se retrouver coincés. Parfois, ce sont même leurs universités qui leur interdisent de venir ».

Pour les étudiants qui ne seront pas en France à temps pour la rentrée, les universités s'adapteront avec une arrivée autorisée jusqu'en octobre et avec l’enseignement à distance.

À lire aussi :  Centre TCF à Alger : Nouvelle adresse et nouvelles procédures

« Aujourd’hui, un étudiant international peut en effet passer le semestre prochain en distanciel », explique Vanessa Scherrer, directrice des affaires internationales à l’Institut d'études politiques de Paris.

Pour maintenir leur attractivité, les universités françaises préparent  la rentrée dans le cadre d’un double campus à la fois présentiel et numérique. Concernant les étudiants algériens désirant poursuivre leurs études en France, le Consulat général de France à Alger avait annoncé la reprise de la délivrance des visas, dès le 19 août dernier.

Lire aussi : Délivrance des visas France pour les Algériens : Les étudiants seront prioritaires