Le chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune s'est exprimé ce dimanche 20 septembre sur la question de la normalisation des relations de l'Algérie avec l'Etat d'Israël. Pour lui, il n'est pas question de suivre les monarchies du Golfe dans leur ruée vers la normalisation.

"Nous constatons qu'il y a une sorte de ruée vers la normalisation. Nous n'y participerons pas et nous ne la cautionnons pas", a affirmé d'emblée Abdelmadjid Tebboune lors d'une rencontre avec des responsables des médias.

Pour le chef de l'Etat, la cause palestinienne reste sacrée pour l'Algérie et les Algériens. "Pour nous, la cause palestinienne reste une cause sacrée, y compris pour tout le peuple algérien", a précisé Tebboune qui annonce qu'il va peut-être dire la même chose mardi à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies.

"La cause palestinienne est sacrée"

Réitérant le principe que la cause palestinienne est une cause sacrée, essentielle, "la mère de toutes les causes", le président algérien estime que cette cause "ne connaîtra de solution qu'avec un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec El Qods (Jérusalem) comme capitale".

Abdelmadjid Tebboune indique, dans le même sillage, que "si l'instauration de cet Etat est annoncée officiellement dans ces conditions, la crise du Moyen-Orient connaîtra une solution. La clé du Moyen-Orient est la cause palestinienne".

Il faut dire que le chef de l'Etat a abordé cette question après la signature d'un accord entre Israël et deux pays du Golfe, en l'occurrence les Emirats arabes unis et Oman. Signé aux Etats-Unis, sous l'égide du président US Donald Trump, cet accord en annonce d'autres avec d'autres pays arabes, a-t-on annoncé du côté de la Maison blanche. Selon des indiscrétions israéliennes, il s'agirait du Soudan, de la Mauritanie, des Comores et de Djibouti. De nombreux observateurs avancent aussi l'idée d'une prochaine normalisation avec l'Arabie saoudite.