La justice française débute ce lundi 28 septembre l'expérimentation d'une nouvelle Cour criminelle à Nantes. À l'occasion, un Algérien, accusé de viol et d'agression sexuelle sur deux jeunes femmes, sera présenté devant les magistrats qui ne seront pas secondés par des jurés populaires.

En effet, un Algérien accusé de viol et d'agression sexuelle sur deux jeunes femmes en octobre et décembre 2017 sera le premier prévenu à comparaître devant la nouvelle Cour criminelle de Nantes, en Loire-Atlantique, dans le nord-ouest de la France.

Ce nouveau dispositif est testé pour la première fois à Nantes. Cette Cour criminelle aura pour rôle de juger les auteurs de crimes punis entre 15 à 20 ans de prison par un jury entièrement composé de magistrats. Ainsi donc, fini les jurés populaires choisis au hasard parmi les citoyens inscrits sur les listes électorales. L'objectif de cette expérimentation est de mesurer si ce dispositif peut permettre de désengorger les cours d'assises et de juger, partant, plus vite.

L'Algérien nie les accusations de viol

La première affaire qu'aura donc à juger cette instance judiciaire implique un ressortissant algérien. Ce dernier est connu de la police sous un autre nom et une autre nationalité. Au milieu de l'année 2017, les autorités françaises l'avaient expulsé vers l'Algérie, mais il a regagné la France quelques mois plus tard pour se marier. Lors de l'enquête, il avait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais aujourd'hui, il reconnaît "un vol de portable et une tentative de cambriolage" et conteste les charges d'agression sexuelle et de viol.

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La première victime a déclaré aux enquêteurs qu'en rentrant chez elle au petit matin, un inconnu avait surgi de nulle part et l'a étranglée et violée devant son domicile. La deuxième victime, quant à elle, déclare que l'Algérien s'est introduit chez elle au milieu de la nuit, après avoir brisé un carreau, et l'a agressée sexuellement.

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