Le ministre algérien du commerce Kamel Rezig a présenté mercredi 30 septembre lors de la réunion du gouvernement, un exposé relatif à l’avant-projet de Loi de Finances pour 2021. Ce texte porte de nouvelles dispositions renforçant la lutte contre le transfert illicite de devises vers l’étranger.

Selon un communiqué des services du Premier ministère, le gouvernement algérien a entendu une communication relative à l’avant-projet de Loi de Finances pour 2021. Il s'agit de l’exposé présenté par le ministre du commerce relatif à l’examen d’un projet de loi fixant les modalités d’exercice des activités d’importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l’état.

Ce nouveau texte vise à lutter contre la propagation des infractions liées à l’exercice de ces activités d’importation, notamment celles relatives à la surfacturation, la location des registres du commerce et la non localisation des importateurs.

Cette démarche participera à stopper les transferts illicites des devises vers l’étranger. Ainsi, l’exercice de l’activité de l’importation sera conditionné par l’obtention d’un certificat de spécialisation et la souscription à un cahier des charges.

Ces nouvelles dispositions viennent renforcer les mesures de lutte prises il y a une dizaine de jours, lors d’un Conseil des ministres. En effet, les transferts en devises dans le cadre des importations sont désormais conditionnés par un aval du Conseil du gouvernement.

Sur instruction du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, il est exigé de “soumettre, à l’avenir, tout engagement financier dans l’importation et toute transaction en devises à l’approbation préalable du Conseil du Gouvernement”. Ces dispositions visent à priori trois objectifs. Il s’agit pour l’Algérie de « protéger le produit national, encourager sa consommation au niveau local et préserver les réserves de change ».

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