Le président français Emmanuel Macron a évoqué une nouvelle fois le passé colonial de la France en Algérie. C’est lors d’un discours à la nation, prononcé ce vendredi 2 octobre aux Mureaux (Yvelines), que Macron a souhaité que les « traumatismes » hérités de la guerre d’Algérie soient réglés.

Emmanuel Macron estime que certains « traumatismes » du « passé colonial » de la France n’ont « toujours pas été réglés avec des faits fondateurs dans la psyché collective ». Le président français fait notamment référence à la guerre d’Algérie.

Il a appelé, une nouvelle fois, à revisiter la mémoire de la guerre pour mettre un terme au « conflit mémoriel » entre les peuples. « Nous ne le terrasserons pas en un jour mais c’est ensemble que nous devons, dans un réveil républicain, nous opposer à ceux qui veulent nous séparer », a estimé le chef de l’État français.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait confié, en juillet dernier, à l’historien Benjamin Stora une mission sur “la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie”, dans le cadre du travail mémoriel qu'ont engagé les deux parties française et algérienne.

Cette mission a pour objectif « de dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France » concernant la colonisation et la guerre d’Algérie. Pour le président français, ce travail historique permettra à la jeunesse de sortir “des conflits mémoriels”.

De son côté, le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, a désigné le directeur général des archives nationales, l’historien Abdelmadjid Chikhi, comme représentant de l’Algérie pour cette mission.

A la veille de la célébration du 58e anniversaire de son indépendance, l’Algérie avait restitué 24 crânes de ses premiers combattants. Une démarche de l’Hexagone considérée comme un geste de bonne volonté des autorités françaises pour régler le lourd dossier colonial de la France en Algérie.