L’Algérie figure toujours sur la liste des pays potentiellement à risque établie par les autorités françaises. Les voyageurs en provenance d’Algérie devront systématiquement présenter un test négatif au Covid-19 et se soumettre à la quatorzaine si le test est positif.

Le maintien de la mesure de classement de l’Algérie dans « la liste rouge » des pays qui connaissent une forte progression du coronavirus de la France suscite des interrogations. Surtout que des pays qui enregistrent des chiffres 3 à 4 fois supérieurs à l’Algérie en matière de contaminations au coronavirus ne figurent pas sur cette liste.

Bien que la Commission européenne ait autorisé la réouverture de la plupart des frontières de l’espace Schengen et que l’Algérie enregistre une nette amélioration de sa situation sanitaire, il n’en demeure pas moins que la France impose toujours des restrictions aux frontières pour les Algériens.

Cette décision des autorités françaises de classer l’Algérie dans la liste des pays dont la circulation du coronavirus est active est jugée « très controversée ». Cette liste comprend seize pays dont les ressortissants sont obligés de passer un test de dépistage en vue d’entrer en France. Même si les chiffres sont largement à la baisse, l’Algérie est toujours classée par la France avec les pays potentiellement à risque, tels que l’Inde, les États-Unis, la Turquie, le Pérou, le Panama, l’Afrique du Sud et le Brésil. Ainsi, les voyageurs en provenance d'Algérie devront systématiquement présenter un test négatif au Covid-19 et se soumettre à la quatorzaine si le test est positif.

À lire aussi :  Le nombre de migrants clandestins vers l'Europe en forte hausse

Cette mesure annoncée en juillet dernier par le Premier ministre français, Jean Castex, a suscité une vive polémique en Algérie. Castex avait annoncé que les voyageurs en provenance de seize pays, dont l’Algérie, devaient présenter un test PCR négatif datant de moins de soixante-douze heures avant l’embarquement à destination de la France. Le Premier ministre français avait fait savoir que toute personne testée positive serait soumise à une quatorzaine obligatoire. Cette mesure vise à lutter contre l’émergence d’une nouvelle vague de contaminations en France, selon les propos de Jean Castex.