Algérie : Pas d'importation de véhicules de moins de 3 ans avant 2024 ?

Le retour à l'importation des véhicules d'occasion n'est pas pour demain. Le ministre de l'Industrie a, en effet, indiqué que le gouvernement algérien ne prévoyait pas la reprise de cette activité avant trois ou quatre ans. Le temps que « la situation économique s'améliore en Algérie ».

Invité ce dimanche 11 octobre par la Radio nationale, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, s'est de nouveau exprimé au sujet de la reprise de l'importation des véhicules de moins de trois ans en Algérie. Il a rappelé que le gouvernement algérien n'avait fait que « geler momentanément » le dossier du retour à l’importation des véhicules d'occasion, assurant que le projet n'était pas définitivement « annulé ».

« Nous n'avons pas annulé la loi parce que nous aspirons, dans un proche avenir, à trouver des solutions raisonnables pour tout le monde. Grâce à des réformes financières et économiques, en éliminant le double prix en monnaie et en éliminant le marché parallèle », a-t-il argué. Néanmoins, le responsable a affirmé que cette option risquait de prendre du temps. « Nous pouvons penser à importer des voitures en devises fortes et au prix officiel, et ce, après trois ou quatre ans. Après l'amélioration de la situation économique de l'Algérie », a-t-il indiqué.

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L'importation des véhicules neufs concernera toutes les marques

Concernant le dossier de l'importation des véhicules neufs, Ferhat Aït Ali Braham a révélé que les concessionnaires pourraient importer toutes les marques. Le même responsable a ajouté que le processus de commercialisation de ces véhicules se ferait sur la base des dossiers soumis et de leur conformité avec le cahier des charges. Il ajoute que la porte pour le dépôt des dossiers sera ouverte à tout moment.

Pour rappel, le même responsable avait affirmé que l’Algérie allait ré-autoriser l’importation des véhicules de moins de trois ans sous certaines conditions. Ferhat Aït Ali avait également fait savoir que les véhicules importés allaient être soumis à la TVA et aux droits de douanes. Il ne faut donc pas s’attendre à des voitures à moindre coût, d’autant que, comme l’a souligné ministre, « le prix d’un véhicule de moins de trois ans en Europe n’est pas bradé ».

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