Une famille algérienne n'arrive pas à récupérer le corps de son fils assassiné le 21 septembre en France. Le tribunal refuse toujours de remettre à la famille Rabia le certificat de décès de son fils Hassan pour pouvoir le rapatrier et l'enterrer. Elle ne savait pas qu'elle se retrouverait dans un véritable imbroglio avec plein de questions sans réponses.

Selon le père du défunt, Saïd Rabia qui réside à Bordj El Bahri, à l'est d'Alger, son fils se trouve toujours dans un hôpital de la région parisienne. Il affirme sur le site arabophone Echourouk qu'il n'arrive pas à récupérer le certificat de décès de son fils, après son assassinat dans des conditions non encore élucidées.

La famille du défunt Hassan Rabia pensait que la fermeture des frontières serait le pire obstacle pour rapatrier la dépouille de son fils, mais elle a découvert à ses dépens que l'obtention du certificat de décès était encore plus dur en ces temps de coronavirus. A commencer par le fait que la victime était présentée comme "non-identifiée" alors qu'elle a été trouvée dans sa voiture, avec tous les documents d'identité et même son téléphone mobile.

Ni les services consulaires, ni le député...

Sa veuve ne connaîtra le sort de son mari que deux jours après son décès. Et quand elle se présentera devant le procureur de la République pour récupérer son certificat de décès, il le lui sera refusé, pour des raisons encore inconnues, se plaint le père du jeune décédé. Pire encore, l'avocate que la famille a prise pour lancer la procédure d'obtention du certificat de décès, a agi d'une manière étrange. Elle a demandé à la famille de la contacter dans un délai d'une semaine, mais une fois le délai, elle refusait de répondre aux appels de la famille, toujours selon les propos du père de Hassan Rabia.

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Il y a de quoi se poser des questions sur l'attitude des autorités judiciaires dans ce dossier. Surtout que les services consulaires algériens à Paris ont été sollicités pour une assistance, mais ont signifié à la famille de la victime que l'affaire n'était pas de leur ressort. Un député de la communauté algérienne en France a également promis de médiatiser l'affaire, mais il a vite disparu des radars. Ce sont tous ces attitudes étranges qui mettent la puce à l'oreille du père de Hassan.

A noter que le jeune Hassan Rabia, assassiné le 21 septembre dernier, était âgé de 32 ans. Père de trois enfants, il était détenteur de la double nationalité, algéro-française. L'aîné de ses enfants est âgé de quatre ans, précise la même source.