L’ancien ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia vient de publier ses mémoires, intitulées « Boussouf et le Malg : La face cachée de la révolution », à travers lesquelles il retrace le parcours de la révolution algérienne, l’indépendance « confisquée », mais aussi les « dérives » du régime Bouteflika.

Dans ses mémoires publiées chez Casbah Editions, Dahou Ould Kablia, 87 ans, a critiqué sévèrement la gouvernance du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Abordant les faits récents de la gestion du pays par le régime de Bouteflika, l’ancien ministre estime que la révision de la Constitution en 2008 était un imprévu qui avait jeté « le trouble ».

Dahou Ould Kablia écrit aussi qu’après l’élection de l’ancien président à un troisième mandat, « aucun changement » n’a été perceptible dans son mode de gouvernance. Le champ politique, estime-t-il, a toujours été « fermé », rappelant que les libertés et les droits du citoyen étaient « étouffés » et la représentation populaire était contrainte à « la servitude volontaire ».

L'ancien ministre de l’Intérieur va jusqu’à dire que le président déchu Abdelaziz Bouteflika avait « un attrait morbide pour le pouvoir ». Il écrit que même son handicap ne l’empêchait pas « d’actionner ses soutiens » pour briguer un quatrième mandat.

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Rappelons que Dahou Ould Kablia a occupé le poste de ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales entre le 28 mai 2010 et le 11 septembre 2013, sous les gouvernements d'Ahmed Ouyahia et d'Abdelmalek Sellal. Il était également ministre par intérim au département de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, entre le 24 mai et le 3 septembre 2012.

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