Le ministre algérien des Affaires religieuses, Youcef Belmehdi, a estimé que voter pour le projet de la nouvelle Constitution, dont le referendum est prévu pour le 1er novembre prochain, c'est suivre la voie du prophète. C'est ce qu'a rapporté la télévision algérienne (EPTV) dans le journal de 20h de vendredi 23 octobre. 

L'on croyait que l'utilisation de la religion à des fins politiques était définitivement bannie en Algérie. Ce n'est décidément pas le cas. Vendredi 23 octobre, le ministre des Affaires religieuses, Youcef Belmehdi, qui animait un meeting à M'sila dans le cadre de la campagne référendaire, n'a pas hésité à faire usage de la religion, afin de convaincre les présents à aller voter massivement pour le projet de la nouvelle Constitution, programmé le 1er novembre prochain.

Le responsable a affirmé que voter pour ce projet, c'est emprunter la voie du prophète Mohammed. C'est en tout cas ce qu'a rapporté la journaliste de l'ENTV, qui a couvert la sortie du représentant de l'Etat.

« Voter pour la Constitution, c'est emprunter la voie du prophète »

Ne se contentant pas de cette déclaration, le ministre des Affaires religieuses a soutenu que le vote pour la Constitution était synonyme de Djihad. « Croyez-moi, comme vous tous, quand mon pays a besoin de moi, je n'hésiterai pas à répondre présent pour accomplir mon devoir. Je le considère comme une forme de Djihad. Un Djihad qui me rappelle le sacrifice qu'ont fait nos valeureux martyrs pour le pays » , a-t-il déclaré.

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Cette sortie du ministre a créé une certaine polémique, pas de la dimension de celle suscitée par les déclarations de son homologue de la Jeunesse et des Sports, certes. Mais des voix se sont élevées pour dénoncer ces propos. Des internautes, qui ont réagi notamment à travers les réseaux sociaux, voient dans cette déclaration une utilisation de la religion à des fins politiques. Une pratique interdite pourtant en Algérie.