De nombreux étudiants algériens arrivés en France ces dernières semaines se retrouvent dans une situation peu envieuse. A travers plusieurs publications partagées sur Facebook, ces étudiants témoignent de leurs conditions de vie qui ne leur permettent pas de suivre convenablement leurs études.

Beaucoup d'étudiants arrivés en France n’arrivent toujours pas à trouver un logement. C’est le cas de Naziha, qui a confié au quotidien Liberté qu’elle avait réussi à valider son dossier de visa étudiant en présentant une attestation d’hébergement fournie par une connaissance de la famille. Cependant, la dame qui la loge lui a fait comprendre qu’elle ne pourrait pas rester chez elle plus de trois mois. « Son appartement est très petit et elle a déjà trois enfants », déplore-t-elle.

Yacine Bouzidi, un responsable de l’association Etudiants et cadres algériens en France (ECAF), souligne que la question du logement « est un vrai casse-tête qui rend difficile l’installation des nouveaux étudiants algériens, notamment en Île-de-France ». Il regrette que le statut d’étudiants extra-communautaire les prive des résidences universitaires.

En plus du logement, nos compatriotes sont confrontés à la raréfaction des emplois étudiants à cause de la crise sanitaire du coronavirus. « Beaucoup cherchent à travailler à temps partiel, surtout lorsque leur capital de départ commence à s’épuiser », note le responsable associatif. Cette situation, explique Yacine Bouzidi, « favorise la précarisation des étudiants et compromet leurs chances de réussite universitaire ». Notons que l’association présente aux étudiants algériens quelques débouchés, dont un service de petites annonces pour trouver un travail à temps partiel.

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