Le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), le Pr Fawzi Derrar, s'est exprimé, dimanche 25 octobre, au sujet de la réouverture des frontières et des critiques virulentes que les autorités algériennes essuient à cause du maintien des restrictions de voyage. 

Invité par la Radio algérienne, Fawzi Derrar, le DG de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), et également membre du Comité scientifique chargé du suivi de l'évolution du coronavirus au pays, a défendu la décision du maintien de la fermeture des frontières algériennes depuis plus de huit mois.

À ce propos, il souligne qu'il ne s'agit pas de la première fois que l'Algérie est critiquée pour sa gestion de la pandémie de coronavirus. Il rappelle l'instauration contestée du confinement partiel au lendemain de la propagation du virus sur le sol algérien. « On avait même ironisé qu'en Algérie, le virus ne circule que la nuit », a-t-il rappelé.

Le Dr Fawzi Derrar fait remarquer que des pays européens ont désormais pris la même mesure, comme c'est le cas en France, où le gouvernement a imposé un couvre-feu de 21h à 6h. Mais « là, on a dit que c'est un truc normal », s'indigne-il. Il s'agit selon lui, d'une preuve que les décisions prises en Algérie ne sont « pas forcément mauvaises ».

Les frontières algériennes « doivent rester fermées »

Ainsi, le DG de l’Institut Pasteur estime que l'Algérie a pris la bonne décision de ne pas rouvrir ses frontières. Il estime aussi que « la situation mérite que les frontières soient fermées ». « Le jour où il y aura des données nouvelles, les hautes autorités prendront la décision qu’il faut », a-t-il confié à la Radio algérienne.

Notons enfin que le spécialiste a révélé que la baisse des températures allait contribuer à la dissémination du virus. Il faut donc, selon lui, s'y préparer et être plus vigilant encore « parce que dans les jours à venir, la situation sera sûrement plus difficile à gérer qu’auparavant ».

YouTube video

Lire aussi : Ouverture des frontières, vaccin, confinement… Le point sur la situation de la Covid-19 en Algérie