Le référendum sur la nouvelle Constitution ne s'est tenu qu'à travers quatre communes dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie. C'est ce qu'a indiqué le délégué de wilaya de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), M. Youcef Gabi. 

En effet, les urnes n'ont pas été acheminées vers tous les centres de vote éparpillés à travers les communes de la wilaya de Tizi Ouzou. Ni le personnel réquisitionné pour l'opération, encore moins la population locale n'ont pu expliquer cet état de fait. Les commentaires vont bon train dans ces régions.

Ce n'est que vers 10 heures que les autorités concernées se sont exprimées sur ce qu'il s'est réellement passé. Selon le délégué de wilaya de l'Autorité nationale indépendante des élections, le non-acheminement des urnes vers les centres en question est une mesure voulue des autorités. Une décision, soutient le délégué de wilaya de l'ANIE, dictée "par les conditions sécuritaires qui n'étaient pas réunies pour le bon déroulement du scrutin".

Les explications des autorités

« Sur les 67 communes que compte la wilaya, seules quatre ont été ouvertes aux élections. Les autres, soit les 63 communes restantes, n'ont pas été ouvertes parce que les conditions sécuritaires y régnant ne permettent pas le bon déroulement de l'opération. Pour cela, et afin d'éviter tout affrontement, les commissions de sécurité de daïra ont décidé de ne pas ouvrir les centres de vote au niveau de ces communes », explique Youcef Gabi.

Les quatre communes où le vote s'est déroulé sont, selon le même responsable, Tizi Ouzou, Agouni Gueghrane, Draâ El Mizan et Beni Zmenzer. En tout, seuls 42 centres sur les 697 que compte la wilaya de Tizi Ouzou ont été ouverts. A signaler que la tension est montée ces derniers jours dans plusieurs localités de Kabylie, où la population a signifié son rejet du référendum. Des marches nocturnes de protestation ont été même improvisées çà et là, et, dans certaines municipalités, des centres de vote ont été carrément murés.