Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se rendra en Algérie en fin de semaine dans le cadre d'une petite tournée qui le mènera aussi à Malte et en Tunisie. Il s'agit de discuter des cas des éléments radicalisés que la France veut expulser vers leurs pays.

"Le président de la République a eu ses homologues pour pouvoir nous mettre d’accord sur le renvoi d’un certain nombre de personnes qui ont la nationalité de ces pays et qui sont confondues de radicalisation dans notre pays", a indiqué ce lundi le ministre français de l'Intérieur.

Il précisera qu'il va en Algérie pour discuter avec son homologue Kamel Beldjoud, mais aussi avec des responsables de la sécurité et du renseignement, du retour de certains Algériens "radicalisés". Pour Gérald Darmanin, il s'agira de "discuter avec mes homologues du ministère de l’Intérieur et avec les services du renseignement, échanger pour avoir davantage d’informations".

Visiblement, le responsable français arrivera en Algérie et en Tunisie avec, sous le bras, une liste de ressortissants algériens et tunisiens indésirables en France. Des ressortissants que la France veut expulser, notamment avec la pression que le gouvernement français subit après les attaques terroristes qui ont eu lieu récemment dans l'Hexagone.

En effet, cette visite intervient dans un contexte de violence terroriste en France, en lien avec des caricatures du prophète Mohammad. Après l'assassinat et la décapitation de l'enseignant Samuel Paty par un jeune Tchétchène, trois autres personnes ont trouvé la mort dans une église à Nice suite à une attaque au couteau. Une attaque menée par un Tunisien qui a rallié la France quelques heures seulement avant son forfait. "Il est venu en France pour tuer", avait déclaré le ministre français de l'Intérieur.