Résultat du référendum constitutionnel en Algérie : Ce qu'en pense la France

La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a réagi ce mercredi 4 novembre, aux résultats du dernier référendum constitutionnel en Algérie marqué par une faible participation de la population et à l'issue duquel le nouveau texte a été adopté par plus de 66 % des votants.

Interrogée à propos de l'adoption de la nouvelle Constitution en Algérie, et si celle-ci « répondait aux aspirations du Hirak en une vision politique avec des institutions aptes à la concrétiser », Agnès von der Mühll, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a évité de répondre à cette question. « Il ne nous appartient pas de commenter les résultats de cette consultation », a-t-elle répondu ce mercredi.

Selon elle, « les autorités algériennes ont exprimé leur volonté de mener des réformes, en réponse aux aspirations qui ont été exprimées avec civisme et dignité par la population algérienne. Nous sommes attachés, dans le plein respect de la souveraineté de l’Algérie, au succès de ces réformes. C’est aux Algériens et à eux seuls qu’il revient d’en déterminer les modalités et d’en évaluer les résultats », a déclaré la porte-parole du MAE français, Agnès von der Mühll, lors d’un point de presse. Notons qu'il s'agit de la première réaction officielle de la France à ce référendum constitutionnel.

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Pour rappel, le référendum visant à adopter les amendements apportés à la Loi fondamentale en Algérie a eu lieu dimanche 1er novembre avec un taux de participation de 23.72%. C’est le score le plus faible dans l’histoire de l’Algérie, notamment concernant les scrutins importants.

Le score révélé fait dire à de nombreux observateurs que le Conseil constitutionnel pourrait invalider le vote. Pour la faiblesse du taux de participation mais aussi pour l’annulation de ce vote dans les wilayas de la région de Kabylie. Surtout que de nombreux citoyens de cette région disent ne pas comprendre la décision de l’administration d’annuler l’opération électorale, en contestant le motif sécuritaire invoqué.

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